
Qu’il fasse chaud ou pas, nous transpirons tous plus ou moins et heureusement !
Ce phénomène nous permet en effet de réguler la température de notre corps et d’éliminer dans le même temps les toxines que nous avons accumulé et notamment les acides !
Pour faire face à ces petits désagréments parfois malodorants, il existe bien sur les déodorants bios mais également la pierre d’alun.
Elle agit sur la transpiration en resserrant les glandes sudoripares.
La pierre d’alun a fait beaucoup parler d’elle du fait de sa composition.
Qu’en est-il vraiment ?
Qu’est de que la pierre d’alun ?
Il faut bien distinguer la pierre d’alun naturelle et la pierre d’alun synthétique :
La pierre d’alun naturelle est issue d’une roche « l’alunite » qui est principalement extraite au Maroc.
Au niveau de ses composants, nous retrouvons le potassium d’alun inoffensif pour la santé et le sel d’aluminium naturel en petite quantité.
La pierre d’alun de synthèse ou « ammonium d’alun » est fabriquée à partir de sel d’aluminium et de sel d’ammonium mentionnés « ammonium alun » sur l’étiquette produit.
Elle contient donc elle aussi des sels d’aluminium.
Notons tout de même que la quantité d’aluminium est moindre dans la pierre d’alun naturelle que dans les déodorants anti-transpirants classiques qui contiennent souvent du chlorhydrate d’aluminium hautement toxique !
D’autre part, d’après les fabricants de pierre d’alun naturelle, l’aluminium contenu dans la pierre n’agirait pas en interaction avec notre corps, ce qui n’est pas le cas lorsque les sels d’aluminium sont mélangés à d’autres ingrédients comme dans les produits cosmétiques conventionnels.
L’expertise scientifique :
La Commission de cosmétologie de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) s’était prononcée en 2006 sur l’innocuité des produits cosmétiques contenant des sels d’aluminium et avait autorisé la poursuite de leur utilisation dans la fabrication de déodorants anti-transpirants. En 2011, un nouveau rapport a mis en avant dangerosité de l’aluminium dans les cosmétiques et l’AFSSAP invite aujourd’hui à la mesure.
Toutefois certaines études récentes menées sur des animaux ont montré que l’aluminium et ses sels utilisés sur le long terme avaient des répercutions néfastes sur le système nerveux et endocrinien. En effet on sait que l’aluminium passe facilement la barrière cutanée pour se fixer sur les récepteurs hormonaux et oestrogéniques.
On sait également que l’on retrouve souvent des sels d’aluminium dans les cellules cancéreuses lors des biopsies dans les cancers du sein.
Même si le lien de cause à effet n’est pas scientifiquement prouvé, les sels d’aluminium pourraient êtres des facteurs favorisants parmi d’autres.
Enfin nous savons que l’aluminium devient délétère pour notre santé lorsqu’il est apporté en grande quantité et de façon répétée.
Disons que c’est la quantité qui fait le poison !
Conclusion :
Ne soyons pas trop dur avec la pierre d’alun naturelle, ne la bannissons pas mais soyons prudent par principe de précaution !
Bien utilisée (sur de courtes périodes) elle peut être très intéressante.
Appliquée sur les pieds, elle évitera par exemple la transpiration excessive génératrice de mycoses notamment chez les sportifs !
Elle peut aussi s’avérer très utile après le rasage pour apaiser le feu du rasoir, cautériser les petites coupures et arrêter le saignement.
Stéphanie










